13 décembre 2007

Monument à Odile


Il est probable que bientôt nous dominerons le monde et il faut donc affirmer notre autorité et notre présence dans la société.

J'ai longuement réfléchi à un moyen intelligent et modeste de promouvoir nos idéaux tout en affirmant notre autorité suprême sur tout ce qui vit et, surtout, sur tout ce qui ne vit pas. La manière qui semble la plus humaine et sensée est de toute évidence: construire un monument à l'effigie de notre bien aimé idole Odile.

C'est pourquoi je propose de construire un monument à Odile sur le Mont Royal à côté d'une petite rue (ou sentier peut-être) pour qu'il puisse être admiré par les passants (et les passantes).

Au lieu de donner des descriptions inutiles, comme "le monument consiste en une statue d'Odile de plusieurs kilomètres de haut sur un pied en marbre d'environ sept mètres de côté et 2 mètres de haut", je vous laisse regarder les photos du prototype virtuel (Google Earth).

Vues aériennes, de devant et de derière



Détails du pied et vues du sol



Comparation avec les bâtiments du centre-ville

Test de visibilité depuis la ville de Québec

26 novembre 2007

Les aventures d'Odile

Il y a un certain temps déjà, notre chère mascotte et guide spirituel Odile a connu une nouvelle sorte d'existence grâce a Second Life.

Il a ainsi pu côtoyer d'autres mascottes comme le bienveillant Tux.

Il a visité Égypte, où il a pu s'assoir sur la tête du Sphinx, lire des hiéroglyphes anciens et monter au sommet d'une pyramide pour tester le apex (ça dans la vraie vie, ca fait mal).

Par la suite il s'est prélassé sur la plage après avoir fait du surf (avec des épaulards, comme il est habituel).

Après une bonne journée à la plage, quoi de mieux qu'une bonne glissade glacée (qui commence au sommet des alpes et finit...éventuellement)?

Finalement, Odile à accompli son rêve le plus cher: devenir pirate. Mais peu après -après avoir fait le truc de Titanic sur la proue du bateau- il s'est retrouvé dans une île desserte (avec un bar).

Pour finir le voyage en beauté, il a visité un très joli et très accueillant volcan.

25 novembre 2007

Une petite BD...

Salut les amis!

Connaissez-vous Stipgenerator? Non? Et bien il s'agit d'un site bien sympa qui permet de créer des bandes dessinées bien rigolotes au format de celles que l'on trouve dans le journal... Je l'ai essayé et j'ai bien aime! Voici le résultat, cliquez sur les images pour les agrandir (car sinon les bulles ont des formes bizarres...)

Opération Limace Bionique. Partie #1

Opération Limace Bionique. Partie #1.1

Opération Limace Bionique. Partie #1.2

Opération Limace Bionique. Partie #1.3

Opération Limace Bionique. Partie #1.4

13 novembre 2007

Samogonchiki: encore de l'art russe


Tremble, industrie du spectacle, voici la relève artistique!

Attention, attention, voici venu le moment de diffuser pour le grand public une oeuvre pour l'instant réservée à un public d'initiés: Samogonchiki.

À la base, Samogonchiki est un classique de la comédie russe. Ce film, sorti en 1961, raconte les aventures de trois personnages, soit le peureux, le nigaud et l'habile. Ce trio apparaît d'ailleurs dans de nombreux autres films, dont "Opération Y" et "Kidnapping à la caucasienne". Dans tous ces films, l'humour du trio est avant tout burlesque. En effet, les acteurs produisent leur effet principalement par leurs mimiques, de même que par quelques rares répliques absurdes. Mais revenons à nos moutons. L'histoire de Samogonchiki est très simple. En pleine période soviétique où la production d'alcool était contrôlée par l'État, les trois rigolos décident de se construire un samogon (alambic) pour fabriquer de l'alcool illégalement. Ils sont donc des samogonchiki. Finalement, leur chien s'empare du "serpent vert", une partie essentielle de leur appareil. Le trio se lance alors à la poursuite du chien pour récupérer le serpent vert, car il pourrait devenir une pièce à conviction s'il venait à tomber entre les mains de la police. Finalement, au terme d'une course qui occupe la moitié du court film, les trois bandits se font arrêter.

Voilà pour la mise en contexte.

Maintenant, ce qui est le plus intéressant, c'est que ce trio a l'habitude de ponctuer ses films d'une petite chanson. Samogonchiki ne fait pas exception à cette règle. En effet, au début du film, les trois zigotos entonnent un refrain dans lequel ils expriment leur joie (ou leur inquiétude, selon le cas) de posséder un samogon. Cette scène chantée est si amusante que, quelques jours avant mon départ de Saint-Pétersbourg, des amis et moi avons décidé d'en tourner une reprise, en jouant chacun l'un des personnages.
Les rôles ont été ainsi distribués: (en ordre d'apparition)
Isaac - l'habile
Guillaume - le nigaud
Stefan - le peureux
Le film fut tourné avec peu de moyens dans la chambre de résidence d'Isaac. Pour toute caméra, nous avions l'appareil photo d'Isaac. Pour tout caméraman, le coloc russe d'Isaac, qui riait comme un fou tout le long du tournage. Pour tout costume, nous avons tous revêtu une telechka, une chemise de marin, ce qui ne correspond pas avec le film, mais donne un joli air d'ensemble. Cependant, hormis ce détail, nous avons porté une attention maladive à ce que tout soit identique comme dans le film... considérant nos moyens limités. Vous êtes donc invités, lors du visionnement de l'original, à remarquer tous les détails, afin de mieux les retrouver dans notre reprise.

Pour pleinement apprécier notre oeuvre, il faut donc D'ABORD REGARDER L'ORIGINAL.

L'original

video

Et maintenant, notre oeuvre

10 octobre 2007

Histoire générale du Trio de la Musaraigne constipée, tome 2: Opération Canard Laqué 1

Il a déjà été expliqué dans le premier tome de cette Histoire générale (voir le tome 1: naissance), pour quelle raison et dans quel but les glorieuses opérations entreprises par le Trio de la Musaraigne constipée étaient baptisées du nom d'un animal suivi d'un adjectif inspirant. Parmi ces opérations, qui furent aussi nombreuses que variées, la plus célèbre est sans conteste l'opération Canard Laqué. Le récit de cette opération a déjà connu une large diffusion à travers la tradition orale, mais le texte présent vise justement à couler dans un béton de lettres des péripéties qui tendaient à changer à chaque narration. La diversité des versions y perd au change, mais la postérité ne se bâtit pas sur du jello.

Sachez tout d'abord qu'il n'y a pas une, mais bien TROIS opérations Canard laqué : Canard Laqué 1, Canard Laqué 2 et Canard Laqué 3: l'ultime défi. Comme tout narrateur bien élevé, je me propose de commencer par le commencement.

Opération Canard Laqué 1

Au commencement il y eu le mystère. Et ce mystère concernait le membre encore à ce jour le plus mystérieux du trio: Carlos. En secondaire 5, alors que nous ne le connaissions que depuis environ deux ans, plusieurs énigmes obscures s'entassaient déjà dans son épais dossier, comme par exemple " Comment fait-il pour survivre en ne mangeant tous les jours pour dîner que la moitié d'un sandwich dont le pain et le jambon étaient d'ailleurs trop blancs et trop caoutchouteux pour ne pas croire qu'ils étaient issus du même pétrole que le tupperware qui les contenaient?" ou encore "À quoi sert d'être Argentin si c'est pour être aussi nul que nous au soccer?". Mais LA question, celle qui nous tourmentait jusqu'à nous en retirer le sommeil, pendant les cours de chimie du moins, était bien plus fondamentale: "Mais, où, saperlipopette, habite Carlos?". Longtemps les autres membres du Trio avaient attendu d'un air faussement désintéressé à être invité chez lui. Plusieurs fois nous étions tous allés chez Danaïl, chez moi et même traversé la planète pour nous perdre dans les terrains vague entourant la maison de Benoit, mais la demeure de Carlos restait baignée d'un aura de mystère de la consistance exacte de la mélasse qui sort du frigo. Comme l'invitation ne venait toujours pas, nous avions pris sur nous de demander innocemment à Carlos son adresse, mais celui-ci, flairant inexplicablement l'astuce, s'y refusa. Réunis en conseil extraordinaire, les membres non-carlossiens du Trio créèrent donc l'Opération Canard Laqué, dont le but explicite était de:
1-Se procurer l'adresse de Carlos
2-Se rendre chez lui à l'improviste, le surprendre et le démasquer dans la grotte où nous avions supposé qu'il hibernait.

Pour une raison que, rétrospectivement, je n'arrive pas à m'expliquer, nous ne possédions pas encore le numéro de téléphone de Carlos. Or, nous savions que Carlos, jouissant, comme les poissons rouges, d'une mémoire de cinq secondes, avait enregistré cette information (mais malheureusement pas son adresse) dans sa nouvelle montre. La montre en question pouvait effectivement emmagasiner un nombre impressionnant d'informations, ce qui justifiait en partie le fait qu'elle ait la grosseur d'une machine à laver. Lors d'une pause de dîner, alors que Carlos contemplait sa seconde moitié de sandwich d'un air découragé, je lui empruntai sa montre sous un prétexte fallacieux et pris mentalement en note le précieux numéro de téléphone. Malgré l'habilité de son exécutant avec l'électroménager en question, l'opération prit plus de temps que prévu et éveilla la méfiance de Carlos. Néanmoins, riche de la nouvelle information, je consultai les registres de la feu-bibliothèque Centrale et j’y trouvai l'adresse correspondante. Il ne restait plus qu'à passer à la dernière partie du plan: la visite surprise.

Il fut résolu de passer à l'action un beau samedi (ou un dimanche?) du milieu de l'automne. Benoit était alors occupé à une activité que l'Histoire n'a pas retenue ; Danaïl et moi décidâmes de mener l'opération en duo. Comme nous sommes allergiques à la facilité et parce que la vie d'un étudiant du secondaire est si oisive que toutes nos énergies se consacrent à la tâche utopique de la remplir ne serait-ce que le moindrement, nous résolûmes de corser un peu l'opération en se rendant à la maison de Carlos, sise selon nos informations à deux pas de l'oratoire Saint-Joseph, à vélo. Pour ceux qui viennent de la rive sud ou qui, pour quelqu'autre raison, ne sont pas familiers avec la géographie montréalaise, précisons que, en partant de chez Danaïl (près du métro Joliette), se rendre aussi loin dans l'ouest de l'île constitue une bonne trotte. Mais, à l'instar du vaillant pingouin qui attend l'autobus sur la banquise dans le blizzard, un membre du Trio n'a jamais froid aux yeux et c'est donc avec confiance et bonne humeur que nous nous mîmes en route, un peu après dîner. Nous roulâmes un bon moment selon la méthode brevetée par Danaïl, la Technique Zig-zag®, jusqu'à ce que nous rencontrâmes notre premier obstacle: le Passage à l'ouest. Précisons pour tous les Bouchervillois de ce monde que la ville de Montréal, surnommée comme 45 autres villes dans le monde "la ville aux cents clochers", se divise grossièrement en deux parties, l'est et l'ouest, qui, soit dit en passant, entretiennent entre elles des relations on-ne-peut-plus harmonieuses. Le quidam moyen oriental peut facilement assouvir un besoin soudain et urgent d'occidentalité en franchissant la limite psychologique à n'importe quelle hauteur, du fleuve à la rivière des Prairies, à l'exception d'un certain endroit au centre de la ville, où une cour de triage ferroviaire plus ou moins désaffectée et plutôt infectée (du moins assez pour empêcher d'y construire un hôpital) s'étale insolemment au milieu du chemin. Pour l'automobiliste qui n'a pas le vertige, le problème s'enjambe facilement par un viaduc, au milieu duquel on prend conscience de son arrivée dans l'Ouest quand la rue Rosemont devient rue Van Horne (notez le changement de style). Cependant, pour des cyclistes comme, pour prendre un exemple au hasard, Danaïl et moi, la ruée vers l'ouest via le viaduc est un exercice qui ne s'effectue que dans la perspective d'un certain dégoût de la vie et la volonté d'en finir avec cette vallée de larmes que constitue notre existence terrestre. Comme ces motivations n'étaient pas les nôtres et, qu'après tout, nos mamans auraient été fâchées si nous n'étions pas revenus pour souper, nous décidâmes de chercher une voie alternative en poussant plus au nord. Les espoirs, pétris d'ignorance géographique, que nous avions placé dans la potentielle transversalité de la rue Beaubien (oula, a nous deux prix Nobel!), furent bientôt déçus: celle-ci aboutit littéralement dans la cour de triage, par une grille indécemment ouverte. Qu'à cela ne tienne, sous l'impulsion de Danaïl, nous franchîmes la grille et nous nous enfonçâmes intrépidement dans la cour de triage, en faisant le calcul qu'elle doit bien déboucher quelque part. Notre promenade, jusqu'ici joyeuse et insouciante jusqu'à l'infantilisme, venait soudainement de basculer dans la plus aventureuse illégalité. Ainsi raisonnais-je du moins alors que nous avancions nerveusement entre d'interminables rangées de camions stationnés, qui nous contemplaient de leurs phares muets et où le désespérant "désertisme" du lieu ajoutait à l'ambiance tendue digne du western-spaghetti quand la boule de poussière traverse silencieusement l'écran. Malgré l'aspect troublant de la situation, j'avais su conserver mon légendaire sang-froid et, pour mettre tout le monde bien à l'aise, je répétais à tous ceux qui voulaient m'entendre (et dont ne faisait pas partie Danaïl) que nous allions être expulsés de cette propriété privée à coup de carabine à plomb. Après de trop longs moments dont j'avais réussi à meubler le silence en tentant en vain de convaincre Danaïl de faire demi-tour, nos espoirs se réalisèrent: nous aboutîmes en quelque part. Malheureusement, ce quelque part ne correspondait pas tout à fait à l'image que nous nous en étions fait. Plutôt que de trouver une grille grande ouverte vers l'eldorado occidental, nous nous trouvâmes nez à nez avec une haute clôture qui fermait la cour de triage et bloquait à perte de vue le passage vers les premières rues de l'ouest, que nous voyions déjà à travers les carreaux métalliques. Danaïl et moi nous regardâmes un instant d'un air "ou-la-la qu'on a l'air brillant". Nous pensions déjà à revenir sur nos tours de roue et à voguer vers la maison pour oublier tout ça, quand nous aperçûmes un gros bloc de béton d'environ un mètre et demi de haut, accoté paresseusement sur la méchante clôture. Si vous avez déjà pensé à la solution, c'est que vous avez un potentiel de membre du Trio de la musaraigne constipée (mais oubliez ça tout de suite, c'est un club fermé) : passer la clôture en grimpant, puis passer les vélos de l'autre côté en montant sur le bloc de béton. Grimper une clôture fait partie des activités de prédilection du Trio et le principal défi consistait évidemment à faire passer deux vélos par dessus une clôture de deux mètres sans abîmer ni le matériel, ni leurs propriétaires. Il serait fastidieux de narrer ici tous les détails de l'opération, mais disons seulement que vingt minutes plus tard tous les membres de l'opération ainsi que leurs vélos se trouvaient en un seul morceau de l'autre côté de la clôture, avec en bonus un gros panneau de signalisation (un mètre par un mètre) qui avait dû enjoindre dans un passé lointain de tourner à gauche, mais qui pour le moment moisissait là, accoté sur la clôture. J'y avais vu un élément de décoration de très bon goût pour ma chambre et il nous accompagna pour le reste de l'expédition, au plus grand détriment de nos bras et de nos doigts, qui souffraient de son transport, ainsi que de notre équilibre global à vélo, car il n'y avait pas d'autre moyen de le tenir que de délaisser le guidon.

Riches de ces aventures, nous poursuivîmes notre chemin, convaincus, à tort, que nous avions déjà connu notre dose de péripéties pour la journée. Nous avancions à un rythme régulier à travers des rues inconnues et nous avions repris la technique zig-zag® avec d'autant plus de succès que le transport de la pancarte nous y forçait, quand, inopinément, le pneu avant du vélo de Danaïl creva. Pour la petite histoire, précisons que les pneus du vélo de Danaïl ne connaissent pas de meilleur passe-temps que de crever, surtout dans des moments inappropriés (quoique j'admets difficilement imaginer un moment approprié pour une crevaison). Quant à la cause de ces crevaisons répétées, on peut y voir une vengeance divine contre l'athéisme de Danaïl, ou une conséquence d'un achat de vélo chez Zellers. Toujours en est-il que nous retrouvâmes arrêtés en plein milieu d'un quartier inconnu, dans l'ouest sauvage et inquiétant. Nous mîmes alors toute notre maturité d'esprit à profit pour résister à la tentation de céder à la panique et à tourner en rond en poussant des cris monosyllabiques et nous décidâmes plutôt de simplement poursuivre notre chemin avec nos vélos... à pied. Le fait est que nous étions convaincus, pour une raison qui remonte aux sources intangibles de l'inconscient collectif, qu'il est néfaste de rouler sur un pneu crevé, et comme nous ne pouvions ni abandonner le vélo, ni perdre tout orgueil en faisant demi-tour, nous nous mîmes donc en marche, en s'alternant l'un à vélo et l'autre à côté du vélo. L'heure que nous passâmes ainsi à avancer à un rythme tortuesque nous donna l'occasion de faire une étude approfondie sur les moyens respectivement les plus efficaces, confortables et rapides pour avancer à pied avec un vélo. Doit-on marcher à côté du vélo, derrière le vélo en le tenant debout sur la roue arrière, ou même le porter sur ses épaules? Autant de questions auxquelles nous ne trouvâmes aucune réponse satisfaisante, mais qui nous laissèrent pour les jours suivants de douloureuses séquelles.

L'opération Canard Laqué était engagée depuis bientôt trois heures et nous étions passablement las tant au niveau physique que moral, quand nous arrivâmes en vue de l'adresse tant espérée. Nous avions même résisté à la tentation de faire les derniers mètres en autobus pour ménager nos jambes, tirant toute notre force à la seule pensée de la tête de Carlos quand il nous verrait débarquer chez lui. Or, alors que la demeure était en vue, un doute nous saisit. Nous nous souvînmes brusquement que Carlos nous avait dit avoir récemment déménagé d'un appartement à une vraie maison. Or nous avions devant nous un bloc à appartement. Soudainement inquiets, nous nous rappelâmes aussi qu'il nous avait dit passer tous les jours devant l'oratoire alors qu'il vivait en appartement. Or, nous venions à l'instant de passer devant la très-sainte et très-vertigineuse demeure. Décidément paniqués, nous repensâmes à ce moment où Carlos avait rit du nom végétal de son appartement. Or, nous nous trouvions devant un appartement au nom de fleur. Au comble du découragement, nous avisâmes une cabine téléphonique et appelâmes Carlos pour tout lui déballer et lui demander s'il habitait encore à l'adresse en question. Carlos n'était pas chez lui. C'était le comble, nous n'avions pas pensé que nous aurions pu arriver nez à nez avec sa mère et repartir comme des bozos sans avoir surpris Carlos! Mais à quoi bon, nous n'avions même pas la bonne adresse! La mort dans l'âme, Danaïl et moi sautâmes dans le premier métro pour revenir chez nous et nous jurâmes de ne jamais raconter cette histoire, qui entacherait pour toujours notre réputation.

Un doute vient de surgir en moi: ais-je bien fait d'écrire tout ça?

06 octobre 2007

Nous sommes censurés!

Et oui! Incroyable mais vrai! Nous sommes censurés par les chinois!

Selon le site http://www.greatfirewallofchina.org/test/ qui permet de tester si un site internet est censuré ou non par le pare-feu très strict du gouvernement chinois, nous sommes bel et bien censurés.
Surement que l'élite du parti communiste chinois doit se dire que nos articles de haute qualité (surtout mon prochain article sur le riz glutineux...) pourraient inciter les chinois à la révolte et à suivre notre grand mouvement musaraigniste...

15 septembre 2007

Freecol: un Jeu Amusant et Éducatif

Bonjour à tous!

Voici une suggestion de jeu pour ceux d'entre vous qui passent leur temps à jouer à leur classique Civilization II et qui ont le goût d'un peu de variété...

Voici Freecol, un jeu gratuit, libre, très bien fait et basé sur un ancien jeu de Sid Meyers appelé Colonization mais qui n'a malheureusement pas connu autant de succès que son frère Civilization. Par contre, si vous voulez jouer à l'original, c'est impossible car c'est un ancien jeu MS-DOS que je n'ai jamais réussi à lancer sous WinXP... C'est pourquoi je vous conseille son clone open-source, Freecol, qui est beaucoup plus beau de surcroit.


Comme vous pouvez le constater, ce jeu est traduit en français et possède beaucoup de possibilités (en tous cas pour le temps où j'y ai joué, car je n'ai pas encore terminé une partie, ni tout exploré). Et pour Carlos, il y a aussi une version Linux car c'est écrit en Java.

En comparaison avec les autres jeux de gestion d'empire tels que Civilization ou Alpha Centauri, Colonization diffère puisque le but du jeu est de coloniser l'Amérique. Donc la dynamique est différente, puisqu'on est en compétition avec les autres colonies, avec les nations amérindiennes déjà existantes et avec notre propre métropole mais qui pratique le bon vieux mercantilisme. Des tas de souvenirs du cours d'histoire de secondaire 4 en perspective...

Le but ultime du jeu est de développer suffisamment sa colonie, gagner un grand soutien populaire, déclarer son indépendance et finalement annihiler les forces expéditionnaires envoyées par un roi en furie contre vous. Vous aurez alors fondé un nouveau pays et gagné la partie... Mais ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air.

Alors convaincus? Faites 2 ou 3 autres cycles dans la sécheuse et précipitez vous sur le site de Freecol: http://www.freecol.org/

08 septembre 2007

Reunion secrète: compte rendu

Le 1er septembre 2007, le trio s'est rencontré secrètement, comme à l'habitude, pour, entre autres, décider de l'avenir de l'humanité.
Pour des raisons de sécurité, le trio s'est rencontré dans un endroit éloigné (très éloigné) de presque tout (sauf de ce qui est proche de l'endroit). Cet endroit doit, bien entendu, rester secret et sera appelé "Le chalet des plantes" pour les besoins de la cause.

Attentat de septembre
Le trio fit une visite à son supermarché de choix et s'est armé de provisions avant le départ vers le chalet des plantes. Pendant ce temps là, l'Odilemobile, qui attendait fidèlement et sans surveillance le retour du trio dans le stationnement, fut victime du plus vicieux des attentats qui peuvent être perpétrés envers une odilemobile et se retrouva couverte d'une substance hideuse qu'on appellera "vomis magique".

Le vomis magique comporte une extraordinaire ressemblance avec le vomis ordinaire. Il sent comme le vomis, il a la même apparence que le vomis et vraisemblablement il goûte comme le vomis, mais ce n'est pas du vomis. Nos plus profondes analyses montrent que le vomis magique se compose de maïs, de cubes de viande et d'un liquide blanchâtre qui relie le tout.

Des analyses de la scène du crime ont permis de retrouver l'arme qui avait servi a renverser le vomis sur l'Odilemobile (le pot de café rouge dans la photo ci-dessous). L'enquête se poursuit, et à chaque jour la main de la justice se resserre de plus en plus autour du groupe criminel coupable cet acte haineux. Les coupables (parce que de toute évidence ils sont plusieurs) vont payer très cher pour leur horrible crime. Un des membres du trio s'est même exclamé à ce sujet:
Cette fois-ci, c'est personnel! - Carlos
L'aventure continue
Beaucoup de papier, d'eau et un lave-auto plus tard, le trio commença son interminable périple vers le chalet des plantes. Un seul arrêt eut lieu lors du voyage et il permit de savourer un copieux repas et de vider plusieurs vessies.
Une fois arrivé à destination, le trio s'est adonné à une multitudes d'activités, qui comprennent mais ne se limitent pas à:
  • Respirer.
  • Digérer.
  • Cuisiner des saucisses.
  • Oublier les saucisses dans le feu.
  • Cuisiner des brochettes.
  • Cuisiner du riz glutineux (le riz glutineux mérite un article au complet).
  • Cuisiner des pâtes.
  • Essayer de couper du bois.
  • S'apercevoir que couper du bois c'est plus difficile qu'en apparence.
  • Se baigner dans de l'eau extrêmement froide.
  • Se bléser un orteil en traversant la Rivière des plantes.
  • Traverser la Rivière des plantes.
  • Fêter l'anniversaire de Danaïl.
  • Deviner des chansons autour du feu.
  • Essayer de monter à trois sur une buche (et rater)
  • Fumer un spaghetti
  • Jouer aux fers
  • Se baigner dans les Chutes du Diable.
  • Deviner des personnages célèbres qui sont des femmes et qui font de la luge de competition.
Photos qui illustrent nos activités

07 septembre 2007

Le peuple veut des photos du trio!

Extrait d'un reportage en direct provenant d'une source anonyme:

"Le peuple veut des photos du trio. Cela fait bientôt un mois qu'il n'a eu de vidéo ou de photos à se mettre sous la dent et il se fait impatient. Le peuple a faim. Le peuple a soif de connaissances. " Voici la dernière image captée sur le terrain:
Même si certains personngaes semblent regarder fixement le chapeau de celui qui est au centre, le message reste inchangé :
Fotos o muerte!

06 septembre 2007

1 an bientôt!

Et oui! Le temps s'écoule rapidement et, à moins d'être riche, on ne peut l'arrêter. C'est comme le progrès d'ailleurs, "On n'arrête pas le progrès" comme le dit si bien le dicton, à la différence que le progrès ne se vend pas... Quoique le progrès n'étant ni un lapin ni un rêve, alors on devrait être en mesure de le vendre... Serait-ce utile et possible de vendre le progrès? Mais peu importe, cela n'a aucun rapport avec cet article. Alors, trêve de digressions.

Je vous écris afin de vous faire part d'une découverte très importante que je viens de réaliser. En effet, dans 4 jours très exactement notre blog fêtera son premier anniversaire! Et oui vous avez bien lu! 1 an! Le 10 septembre 2006 à 3h04 du matin, notre très estimé ami Carlos nous annonçait en grande pompe par courriel qu'il avait ouvert un comte Blogger. Il n'en fallait pas plus pour démarrer une vague qui allait déferler sur le monde entier, causant des remous si puissants qu'à côté le tsunami qui avait balayé l'océan Indien semblait n'être qu'une vulgaire vaguelette.

C'est pourquoi, n'ayant rien à faire présentement, j'ai décidé de placer à gauche de la page un petit compteur (que j'ai écrit en Javascript pour l'occasion) afin d'immortaliser ce moment historique.

09 août 2007

Aube d'une ère nouvelle

Salut à tous!

J'ai pensé que l'on pourrait ajouter un façon efficace d'encourager les inconnus à laisser leur trace sur notre blog grandissant et j'ai nommé : Guestbook.

J'ignore si, de par cette mesure, cela rétrograderait le statut de notre si chéri blog et le rentrait tout simplement un site conventionnel. Je suis ouvert à tout commentaire.

Si changement, il est jugé bon d'en avoir, je suggère qu'on visite cette adresse pour savoir comment on fait.


Moi, je ne suis pas vraiment sûr comment faire, alors je laisse la chance aux spécialistes de se prononcer et de compléter. Je ne suis pas certain si la procédure proposée dans le site est sécuritaire.

Sur ce, je vous laisse sur une image avec aucun rapport:


06 août 2007

Les armes du trio

Je vous présente l'écusson du trio de la musaraigne constipée. j'espère que vous l'aimez (si non vous pouvez suggérer des changements) . Je l'ai fait en m'inspirant du dessin que Benoit avait fait lors de l'opération Rongeur songeur.

Pour les curieux, j'ai utilisé Inkscape pour le faire, un très bon logiciel libre de dessin.

Voici une version sans reflets:

Trouvez le fichier vectoriel originel ici.
Note: toute ressemblance avec le logo d'un restaurant étrange est purement accidentelle.

02 août 2007

Le Trio contre les Terminators!

Tel que promis, voici le grand dévoilement de mon film culte intitulé OPÉRATION CANARD LAQUÉ 4. Ce film est un authentique film d'action à l'américaine, tel que vous les aimez. Vous y trouverez de l'action, du suspense, de l'action, des poursuites en voitures, de l'action, des explosions, de l'action, des arts martiaux, de l'action, des cascades spectaculaires, de l'action, une fusillade, de l'action, une arme secrète, de l'action, des sous-titres, de l'action, des supers méchants qui veulent dominer le monde et finalement de l'action.
Ai-je spécifié qu'il y avait de l'action? Et bien oui!

Je voudrais remercier Guillaume de m'avoir envoyé sa superbe chanson, ainsi que le duo explosif de Carlos et Danaïl qui ont fait un fantastique travail d'équipe et m'ont envoyé plus de répliques que je leur avait demandé.

Maintenant place au film. Comme je l'ai dit dans mon dernier message (pendant que j'attendais que ça finisse enfin de télécharger), j'ai été obligé de le séparer en 2 parties car il est trop long (à peine 16 petites minutes...)

Conseil: augmentez le volume de vos haut-parleurs, car certaines répliques sont plus difficiles à entendre que d'autres. Vous profiterez ainsi au maximum de mes bandes sonores.

Partie1:


Partie2:


J'espère que vous avez apprécié.

Youtube = *@!*#&?$*~

Bon je veux juste vous aviser que mon merveilleux film est terminé, mais que Youtube refuse de l'héberger sous le prétexte douteux qu'il est trop long.
Je comprends bien qu'ils veulent protéger leur bande passante, mais refuser d'héberger un tel bijou de l'art cinématographique, quel culot!

Je devrai donc le couper en deux parties... À suivre.

29 juin 2007

Un produit révolutionnaire!

Vous souffrez de rhumatismes par temps humide? Vous avez une migraine atroce? Vous avez attrapé la malaria lors d'un safari en Afrique?

Et bien voici un produit révolutionnaire qui guérira tous vos maux:
Le Dr. Poahloney's Total Healer Pro!
Afin de démontrer les bienfaits indéniables de ce produit de la plus haute qualité, je vous ai réalisé un petit vidéo publicitaire.



C'est amusant tout ce que l'on peut faire avec une webcam, Flash, Windows Movie Maker et un peu d'imagination. :) Il ne me manque que le talent.

20 juin 2007

La vraie identité de Carlos?

Si vous regardez attentivement la photo suivante, vous remarquerez sans doute la ressemblance frappante qui existe entre Carlos et un personnage célèbre de la série Futurama.

Remarquez particulièrement la similitude entre leurs tentacules buccales... Coïncidence?

11 juin 2007

Belomorkanal: art russe

Bonjour a tous!
Ce n'est pas sans fierté que j'expose sur notre blog une de mes oeuvres récentes, réalisée en Russie au début juin. Dans ce court vidéo, entièrement en russe, moi et mon ami Isaac, avec qui je partageais la joie de vivre dans la résidence universitaire la plus sale et la plus douteuse à tous points de vue de Saint-Pétersbourg et qui répond au doux nom de Korablestroitelei, présentons deux pubs pour les cigarettes Belomorkanal.

Petite notes culturelles.
1-Le Belomorkanal (prononcez Bélamorkanal) est en russe le nom du Canal de la Mer blanche, construit en URSS dans la années 30 au prix d'un grand nombre de morts. Cependant, ce gigantesque accomplissement technique est resté dans l'imaginaire soviétique comme une des gloire du régime et son nom s'est répandu dans la société d'être entre autres devenu celui de la plus populaire marque de cigarette soviétique. Aujourd'hui, selon certaines sources, elle n'est plus fumée que par les vétérans et, selon l'auteur, c'est assurément une des moins chères avec un coût de 6 roubles (27 cents) pour le paquet de 25.


2-Les deux principaux protagonistes jouent pour les besoins de l'art le rôle de deux marins russes. Malgré que leur nationalité ne soit pas tout à fait appropriée (espagnole et québécoise), ils n'ont pas ménagé leurs efforts pour atteindre la plus grande vraisemblance. Tout d'abord, ils portent d'authentiques telniachka (camisoles de marin) russes. Ensuite, ils utilisent (dans la mesure de leur talent) un accent et un vocabulaire russe qui est celui du jeune russe populaire. Finalement ils portent d'authentiques tatouages faits avec un authentique stylo à bille. Sur le bras droit d'Isaac se trouve le message "Нет в жизни щастия" (vous avez noté la faute d'orthographe), que le pourrait traduire par "Il ni a pas de boneur dans la vie". Le bras gauche de Guillaume porte une ancre.

Voici maintenant une transcription du dialogue, en attendant que je parvienne à ajouter des sous-titres.
Première partie
Isaac: Oh frère, voilà un truc excellent!
Guillaume: C'est vrai! J'ai été sur l'Aurore, tu sais...
Isaac: Et qu'est-ce qu'il y avait là?
Guillaume: Écoute, le gros: là tous fumaient des Belomorkanal
Isaac: Oui. Celui qui ne fume pas des Belomorkanal, celui-là est une moumoune!
Guillaume: T'as tellement raison! Même le capitaine fumait des Belomorkanal!
Isaac: Oui, le capitaine n'est pas une moumoune!
Guillaume: Belomorkanal, pour les vrais marins!
Seconde partie Isaac (voix off): Ce n'est pas une moumoune, il fume des Belomorkanal.
Guillaume: Je ne suis pas une moumone, je fume des Belomorkanal. Pfuit!